Les directives anticipées sont des documents écrits dans lesquels une personne exprime ses souhaits concernant sa prise en charge médicale et ses traitements dans des situations où elle ne serait plus en capacité de communiquer ou de prendre des décisions éclairées. Elles permettent d’anticiper des choix médicaux, notamment en fin de vie, et d’assurer que les volontés du patient soient respectées.
Objectifs des directives anticipées
- Exercer son autonomie : permettre à chaque individu de garder le contrôle sur les décisions médicales le concernant, même en cas d’incapacité à s’exprimer.
- Éviter les situations d’incertitude : soulager les proches et les professionnels de santé de la responsabilité de devoir décider à la place du patient.
- Garantir le respect des volontés : elles s’imposent au médecin, sauf en cas d’urgence vitale temporaire ou si elles sont jugées manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale du patient.
Contenu des directives anticipées
Elles peuvent inclure :
- Le refus ou l’acceptation de certains traitements (réanimation, ventilation artificielle, alimentation ou hydratation artificielle, etc.).
- La volonté d’être soulagé de la douleur, même si cela peut accélérer le décès.
- Les préférences concernant le lieu de fin de vie (domicile, hôpital, etc.).
Qui peut les rédiger ?
Toute personne majeure, quelle que soit sa condition de santé, peut les rédiger. Elles doivent être rédigées de manière claire, précise et datées. Elles peuvent être modifiées ou révoquées à tout moment.
Validité des directives anticipées
Elles doivent être accessibles au médecin au moment opportun. Pour cela, elles peuvent être :
- Conservées par la personne elle-même ou un proche.
- Inscrites dans le dossier médical partagé (DMP).
- Remises à la personne de confiance désignée par le patient.
Importance des directives anticipées dans le cadre législatif
En France, les directives anticipées ont été renforcées par la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui vise à garantir les droits des patients en fin de vie. Cette loi précise que lesdites directives sont contraignantes pour les médecins, sauf exception mentionnée précédemment.
Rôle de la personne de confiance
Outre ces documents, une personne peut désigner une personne de confiance, qui sera consultée par l’équipe médicale si les directives anticipées sont absentes ou si des précisions sont nécessaires.
En conclusion
Elles constituent un outil essentiel pour respecter les souhaits du patient et offrir une prise en charge éthique et adaptée à ses valeurs et préférences. Leur rédaction est encouragée pour toute personne souhaitant anticiper des situations médicales délicates.
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